souvenirs et interviews
 
  LA BAYADERE

ALPHA ET OMEGA DE SA DESTINEE
 

Noureev dont le nom signifie « rayon de lumière » aura bien été ce point de repère lumineux guidant les plus jeunes, ce phare impérieux balayant largement les contrées classiques et modernes de la chorégraphie, cette flamme persistante, brûlant et se consumant par passion de la danse.

Rudolf Noureev se révéla au monde des balletomanes, un soir de mai 1961, à l’Opéra de Paris, lorsqu’il apparut dans le rôle de Solor de la
"Scène des Ombres", donnée pour la première fois, en Europe de l’Ouest.
Il surgit tel un jeune dieu, dans sa pureté hautaine, alliant de façon stupéfiante une sensualité féline à une grande beauté stylistique.

Quelque trente années plus tard, en octobre 1992, c’est sur ce même plateau du Palais Garnier qu’il présentait enfin sa production de La Bayadère, bouclant ainsi la boucle. Entre cet alpha et oméga de la destinée, une trajectoire exemplaire, voulue dès l’enfance, connaissant
une ascension fulgurante et un long séjour au firmament.
Josseline Le Bourhis

Photo : Francette Levieux